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Recrutement Key Account Manager
Un KAM chez vous n'a pas la même mission que chez un éditeur SaaS ou dans un grand groupe.
Un KAM est censé piloter les comptes stratégiques : une relation construite, une croissance réelle. Mais l'intitulé recouvre des réalités très variées. Chez certains, c'est un commercial qui gère 5 gros clients avec peu de prospection. Chez d'autres, c'est un chef de projet qui passe 70 % de son temps chez le client et 30 % à vendre. Et il existe aussi des profils dotés du titre mais en charge de 80 petits comptes, sans dimension stratégique. Le candidat qui postule ne sait pas ce qu'il va réellement trouver.
Ce qui met en échec un recrutement de KAM : vous embauchez sur la base d'une « gestion stratégique de 12 à 15 grands comptes », alors qu'en réalité le portefeuille compte 40 comptes de tailles diverses, que le profil passe 80 % de son temps en opérationnel et qu'aucune croissance n'est réellement attendue — uniquement de la rétention. Le candidat pensait faire du management de la relation, il se retrouve en support client. Il reste 8 mois, puis il part.
Vous l'avez recruté pour de la stratégie et de la croissance. En réalité : répondre aux courriels clients toute la journée, gérer des implémentations, expliquer les dysfonctionnements du produit. Aucun temps pour une croissance réelle. Le profil ne se sent pas KAM, mais customer success déguisé. Au bout de six mois, il part.
Vous recrutez un « KAM » payé 50k qui assure en réalité une mission qu'un commercial à 35k remplirait aussi bien. Pas de stratégie complexe, pas de négociation client de haut niveau : une gestion de compte ordinaire. Vous avez surpayé un intitulé, et non une compétence rare.
Un KAM efficace génère 250k de chiffre d'affaires en année 1, 350k en année 2. À ce stade, il est régulièrement approché sur LinkedIn. Sans bonus de fidélité ni véritable perspective de carrière, il part. Et il faut 6 à 12 mois pour recruter et intégrer son successeur.
Evid clarifie la mission réelle du KAM : nombre de comptes, panier moyen, attentes effectives de croissance. Aucune zone d'ombre.
S'agit-il de 8 comptes de 200k chacun ou de 25 comptes de 30k ? Quel panier moyen ? Le chiffre d'affaires est-il à conserver (95 % de la mission) ou à développer (15 % de croissance attendue) ? Evid précise le périmètre réel pour que le candidat connaisse son portefeuille et les attentes effectives.
Un KAM peut-il accorder seul une remise de 15 % ? Ou la limite est-elle fixée à 5 %, le reste remontant à la direction ? Autonomie sur les contrats, le périmètre d'implémentation, l'escalade des problèmes. Evid présente les limites réelles afin que le candidat ne découvre pas qu'il ne peut rien valider seul.
Quelle part de temps passée avec les clients (réunion, visite, appel) : 40 %, 60 % ? Quelle part consacrée au CRM, aux reportings internes, aux réunions produit ? Evid décrit le quotidien réel pour que le candidat sache s'il fera du développement de la relation client ou de la gestion de projet opérationnelle.
salaire KAM en région pour un profil confirmé (source : APEC, moyenne 2024)
durée optimale avant que un KAM soit vraiment productif et génère la croissance attendue
croissance annuelle attendue sur un portefeuille KAM mature (moyenne secteur, hors acquisitions)
APEC, études management de portefeuille 2024
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