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La rentrée vue par 8 500 chefs d’entreprise : carnets inégaux, trésorerie industrielle tendue, prix sous pression
Enquête Banque de France du 15 septembre 2026, lue branche par branche : carnets, trésorerie, prix de vente et recrutement, pour un commercial ou un manager.
Contre 20 % habituellement sur la même période, selon la Banque de France (industrie, services marchands et bâtiment ; proportion inchangée par rapport à mars-juillet). Pour septembre, la part d’entreprises qui prévoient une hausse revient près de la normale du mois : 11 % dans l’industrie (moyenne 9 %), 7 % dans le bâtiment (9 %), 8 % dans les services (6 %) ; les industriels interrogés n’anticipent pas « de nouvelle vague généralisée ».
Source : Banque de France, enquête mensuelle de conjoncture,
La Banque de France a mis en ligne le 15 septembre son enquête mensuelle de conjoncture : environ 8 500 entreprises de l’industrie, des services marchands et du bâtiment, interrogées du 27 août au 3 septembre. Des opinions, pas des ventes. Source, 15 septembre 2026.
Des carnets de commandes inégaux selon les branches
Dans l’industrie, les carnets sont tout juste normaux, sous leur moyenne de long terme : au-dessus dans l’aéronautique, les équipements électriques et l’électronique (défense, centres de données), en recul dans la métallurgie, très dégradés dans les minéraux non métalliques, l’agroalimentaire et le bois-papier. Dans le bâtiment, « toujours dégarnis », surtout le gros œuvre. Pour septembre, les dirigeants attendent mieux dans l’industrie et les services, rien de plus dans le bâtiment, avec « plus de mal que d’habitude » à prévoir.
Trésorerie, prix, embauches
La trésorerie des industriels « évolue défavorablement » ; dans l’automobile, l’enquête relève un décalage entre règlements fournisseurs et clients. 36 % des entreprises ont relevé leurs prix au moins une fois entre mars et août, contre 20 % habituellement ; pour septembre, les hausses prévues reviennent près de la normale et la concurrence freine les prix. 17 % des entreprises peinent à recruter en août ; l’intérim attend des employeurs qui évitent le CDI.
Ce que ça change
Avant de discuter les objectifs de rentrée, regarder la branche de ses clients plutôt que la seule moyenne. Si un client reporte une décision, demandez si son carnet de commandes, sa trésorerie ou son calendrier d’investissement ont changé. Ces données sectorielles donnent des hypothèses à vérifier ; elles ne permettent pas d’écarter un problème de prix, d’offre ou de concurrence. L’enquête ne porte ni sur le commerce ni spécifiquement sur les postes commerciaux.
À regarder ensuite
L’Insee le 24 septembre à 8 h 45, la Banque de France le 12 octobre, l’édition bretonne d’août le 18 septembre.
Correction du 17 septembre 2026
La première version associait un report de décision au carnet du client plutôt qu’à l’offre, et un décalage de paiement à une négociation plus dure. L’enquête ne permet pas ces conclusions individuelles : elles ont été retirées du texte et du résumé. La comparaison des hausses de prix est désormais donnée par ses proportions exactes, 36 % contre 20 %, au lieu de « deux fois plus ».
Sources
- Banque de France, enquête mensuelle de conjoncture, début septembre 2026 (page de synthèse) ·
- Banque de France, enquête mensuelle de conjoncture, début septembre 2026 (PDF, 5 pages) ·
- Banque de France, enquête mensuelle de conjoncture, début août 2026 (chiffres de juillet : 18 % de difficultés de recrutement, PIB du troisième trimestre alors estimé à + 0,2 %) ·
- Banque de France, Tendances régionales : Bretagne, liste des parutions (édition d’août 2026 annoncée pour le 18 septembre ; page consultée le 16 septembre 2026) ·
- Insee, calendrier des publications (climat des affaires de septembre 2026 : 24 septembre à 8 h 45 ; relu le 16 septembre 2026) ·