Actualités métier · Conjoncture
Retards de paiement : 20,9 jours en moyenne chez les grandes entreprises, 10,8 dans le bâtiment, selon l’Observatoire
Rapport 2025 de l’Observatoire des délais de paiement, publié le 24 septembre 2026 : ce qu’il indique des retards de paiement selon la taille, le secteur et la région du client.
Contre 13,4 jours pour l’ensemble des entreprises, et 16,8 jours pour les entreprises de 1 000 salariés et plus début 2022, selon les relevés de la société Altares repris par l’Observatoire des délais de paiement.
Source : Observatoire des délais de paiement, rapport annuel 2025,
L’Observatoire des délais de paiement a publié son rapport annuel le 24 septembre 2026, sur le site de la Banque de France. Pour les paiements entre entreprises, il reprend les relevés de la société Altares, qui mesurent le nombre de jours de retard après l’échéance, selon la taille, le secteur et la région de l’entreprise qui paie. Source, 24 septembre 2026.
Selon la taille du client
D’après ces relevés, le retard moyen est de 13,4 jours fin 2025, contre 13,6 un an plus tôt. Il est de 11,9 jours pour les entreprises de 3 à 9 salariés, 12,1 de 10 à 49, 13,8 de 50 à 199, 15,6 de 200 à 999, et 20,9 jours pour celles de 1 000 salariés et plus, contre 16,8 début 2022. Les entreprises de moins de 3 salariés se situent à 14,6 jours. Selon la même source, 47 % des entreprises paient sans retard.
Selon le secteur du client
Au dernier trimestre 2025, les moyennes relevées sont de 10,8 jours dans la construction, 11,2 dans l’industrie, 12,3 dans le commerce, 16,0 dans le transport et la logistique, 18,4 dans les services aux entreprises et 19,6 dans l’information et la communication. Dans ces deux derniers secteurs, elles sont supérieures de six à sept jours à celles de début 2022.
Selon la région
Le rapport place l’Île-de-France en tête, avec 19,7 jours fin 2025, contre 17,5 début 2024, devant Provence-Alpes-Côte d’Azur (13,8) et les Hauts-de-France (13,4). Il situe les autres régions sous la moyenne nationale.
Pour les acheteurs publics, le rapport retient une autre mesure, le délai total entre la réception de la facture et sa mise en paiement : 15,9 jours pour les services de l’État, 18,9 pour les collectivités locales de métropole, 70,2 pour les hôpitaux publics de métropole, dont le délai réglementaire est de 50 jours.
Ce que ça change
Pour un commercial qui vend à de grandes entreprises, à des sociétés de services ou en Île-de-France, et pour le responsable qui valide ses conditions de vente, ces moyennes situent ces clients parmi ceux dont le paiement arrive le plus tard après l’échéance. Elles ne disent rien d’un client en particulier. Le rapport ne traite pas des commerciaux ; une conséquence possible, qu’il n’étudie pas : quand une partie du variable est calculée sur l’encaissé, un retard de paiement peut en décaler le versement.
Le rapport rappelle que, depuis le 1er septembre 2026, les entreprises assujetties à la TVA doivent pouvoir recevoir des factures électroniques. L’Observatoire en attend moins de retards dus à la circulation et au traitement des factures, et une meilleure visibilité pour le fournisseur sur le traitement de sa facture chez son client (réception, rejet ou validation, mise en paiement). Il précise qu’elle n’entraînera pas de réduction automatique des délais : elle ne change ni les délais légaux ni les litiges sur une prestation.
Les limites
Ce sont des moyennes, qui ne décrivent ni un client en particulier ni le détail d’un secteur. Les retards entre entreprises proviennent des relevés de la société Altares ; le rapport ne détaille pas leur méthode. Les chiffres des acheteurs publics proviennent de la DGFiP et mesurent un délai total, pas un retard : les deux ne se comparent pas directement.
Sources
- Observatoire des délais de paiement, rapport annuel 2025 (page de présentation, site de la Banque de France) ·
- Observatoire des délais de paiement, rapport annuel 2025 (PDF ; tableaux T1 à T3 pour les retards selon la taille et le secteur, section 1 pour les régions, tableaux T21 à T23 pour les acheteurs publics, section 3.3 pour la facturation électronique) ·